Les invités d'Honneur 2009
Président d'Honneur de la Sixième édition du Festival du Livre en Bretagne de Guérande

BJÖRN LARSSON
par Philippe Bouquet
Björn Larsson n'est pas un écrivain comme les autres. Son premier livre à paraître en français, Le Cercle celtique, avait de quoi surprendre par son côté « thriller ethnographique ». Mais cela ne s'est pas démenti avec Long John Silver, livre inimitable pour lequel Antoine de Caunes s'est pris de passion, sorte de fable historico-littérairo-aventuro-libertaire qui a de quoi ravir les amateurs de récits pleins de couleurs, de mouvements, de surprises, de clins d'œil et de bien d'autres mets de choix romanesques. Les amateurs de ce livre seront surpris, à nouveau, quand ils aborderont Le Capitaine et les rêves, roman en forme de quinconce où il ne se passe presque rien, au contraire, sinon l'éventualité de certains bouleversements dans la vie de quatre personnages venus d'horizons différents qui ont la chance de rencontrer, un jour, un étrange métis du nom de Marcel. Un peu ébouriffé par le vent du large, peut-être, Björn éprouva ensuite le besoin de nous entraîner sous terre (et à Paris, en plus), pour nous conter une histoire qui s'avéra anticiper sur des événements dramatiques et nous dire qu'intolérance et fanatisme (de quelque nature qu'ils soient) plongent leurs racines dans l'absence d'imagination. L'auteur nourrit en effet une théorie (où certains verront l'ombre de la déformation professionnelle) selon laquelle c'est l'imagination qui est le propre de l'être humain. Après un recueil d'essai sur le voyage au sens le plus général et le plus noble du terme (La Sagesse de la mer), où il mettait justement cette imagination en veilleuse au profit d'une humble évocation de la réalité, il est revenu en force avec un « métaroman » (hybride de roman et d'essai, donc), La véritable histoire d'Inga Andersson, où il nous fait tâter du doigt ce qui se passe derrière notre dos et réfléchir au rapport entre la fiction et la réalité, dans le cadre d'une histoire sur l'espionnage, la vie privée, le courage etc. Pour faire bonne mesure, il nous a concocté un essai, à paraître directement en français début 2006, sur la liberté, que je recommande d'avance à tous ceux (en particulier les adolescents) qui veulent savoir ce que c'est que celle-ci, dans le concret. En bon Scandinave, Björn ne perd jamais le sens de celui-ci même dans ses raisonnements les plus philosophiques et scientifiques. C'est un très grand compliment à lui faire, en plus de ceux qui portent sur son art du récit, lequel n'a sans doute pas fini de nous étonner et nous ravir.
Le rêve du philologue
Larsson a hissé un tout autre pavillon pour s’aventurer sur les océans du savoir: les neuf remarquables nouvelles mettent en scène des scientifiques, des découvreurs qui cherchent à comprendre le sens de leur travaux. […] D’une histoire à l’autre, avec la légèreté de l’humour et la profondeur d’une sagesse bien tempérée, Larsson évoque les multiples joies de la découverte. […] attachant. (André Calvel, Lire)
Besoin de liberté
BL a écrit des pages pénétrantes et intenses sur les rapports de l’amour et de la liberté. […] Pari gagné, car le livre est d’une écriture classique, claire et précise. […] Mais il a choisi – voici des pages particulièrement remarquables et spectaculaires – le roman imaginaire fondé sur le réel, la littérature au grand large. Encore un moyen de conquérir et de savourer sa liberté. (Bernard Pivot, Le journal du dimanche). Entre témoignage lucide et analyse finement élaborée, « Besoin de liberté » se lit avec un plaisir sans bornes. L’écriture concise sert au plus juste le propos pénétrant et la profonde sincérité de ce livre remarquable, reflet d’une intelligence aiguë. (Frédérique Bréhaut, Le Maine libre)
La véritable vie de Inga Andersson
La véritable Histoire d’Inga Andersson emprunte autant au polar qu’à l’essai philosophique, un mariage surprenant certes, mais qui forme rapidement sous la plume alerte et intelligente de Björn Larsson, un tout fascinant, percutant et des plus pertinents. (Valérie Lessard, Le Droit)
Un thriller métaphysique […] Drôle, terrifiant, maîtrisé de bout en bout (J-R.B., La Provence)
Infiniment poignant, déchirant, magnifique et d'une lucidité sans faille dans sa vision de l'humanité et du mal. (Christelle Capo-chichi, Le festival Livre & Mer)
La sagesse de la mer
Lisez, sans attendre, La Sagesse de la mer…(Jacques Meunier, Le Monde)
On retrouve la chaleur, le sens de l’amitié, qui faisaient le prix du Capitaine et les rêves. Plus que dans ses romans, Larsson, dans ce recueil de courts récits, se livre, et on a l’impression d’avoir le privilège de mieux connaître ce baroudeur qui est aussi un sage. (Christophe Mercier, Le Point)
Un éloge du vagabondage, du voyage à vitesse lente, de la curiosité pour le monde et pour les gens, du plaisir tout simple d’une nuit à bavarder sous les étoiles. Avec, comme dans ses romans, ce singulier pouvoir d’évocation des paysages et des lumières, cette manière, en quelques lignes, de dire la magie de l’aube sur la mer, l’émotion qui vous saisit à la dissipation du brouillard, quand le ciel tout entier s’ouvre devant vous. (Michel Abescat, Télérama)
Son récit possède cette magie des initiations, celle qui ouvre grand les portes d’une existence différente. Devant son étrave de vie, un seul sillage dessine le cap à suivre, celui d’une liberté toujours à conquérir. Larguez les amarres, ouvrez ces pages salées. (Fabrice Lanfranchi, Zurban)
Le mauvais œil
Un cri d’alarme à ne pas ignorer. (Côté femme)
Suspense garanti dans ce livre qui mêle le futur et ses techniques à un passé que la France n’a pas encore digéré et qui a conduit à ce présent très explosif. (Franck Brunet, Page des libraires)
Aventure emblématique d’une folie début de siècle particulièrement alarmante, (Marie-Caroline Aubert, Marie-claire)
Roman audacieux, qui démonte subtilement les mecanismes de la haine, en lui opposant, en filigrane, non pas une leçon de morale, mais une utopie humaniste et peut-être salutaire: le métissage (Cédric Fabre, Témoignage chrétien)
Le capitaine et les rêves
On sort chaviré, ce qui est le moins, mais aussi plus intelligent, plus généreux, plus charitable voire plus solidaire de l’insondable détresse humaine. Ouvrez ce roman baroque, vous ne le refermerez pas de sitôt. (Le Berry républicain, 25-6-99)
Un conte moderne, une leçon de vie, dans laquelle les beautés de la mer, l’ironie, la clarté critique des idées, accompagnent les péripéties de l’histoire. (Rose-Marie Pagnard, Le Temps, 3-7-1999)
Chant de la mer, mots de la terre, cri muet de la frayeur d’être le seul humain sur la planète, interrogations d’une vie qui passe sans laisser de trace: tout cela, et plus encore, glisse contre les flancs de ce beau bateau — conte dont l’appel, mélodie de sirène, envoûte doucement le lecteur. (Laurence Vidal, Gala, 24-6-1999)
Long John Silver
Vivifiant. Pourquoi se priver d’une bonne histoire…, surtout si l’histoire en question s’avère pleine d’humour, bien écrite et pimentée de considérations pas très orthodoxes sur le sens de la vie. (R. Rérolle, Le Monde)
[…] tout simplement magnifique. (Fabrice Lanfranchi, L’Humanité)
Un livre très, très beau… […] d’un savoir infini… […] d’une grande compréhension poétique de la vie des pirates… […] Je vous propose de lire ce très beau roman passionnant. (Gilles Lapouge, Agora, France culture)
Larsson signe un merveilleux roman pour écran large, hommage à un écrivain, à un genre, à l’imagination. (Michel Grisolia, L’Express)
Une petite merveille d’autofiction virtuelle… Un subtil mélange d’aventures force 8, d’humour caustique, de métaphysique pragmatique et de philosophie bien campée. (Alex Besnainou, Télérama)
J’ai dévoré un des romans les plus secouants qu’il m’ait été donné de lire depuis longtemps. Un roman qui vous fera passer quelques nuits blanches et vous redonnera le goût du sel et du grand large. Oserais-je dire? — un chef d’œuvre. (Antoine de Caunes, Personality)
Le cercle celtique
Singulièrement beau, sourdement inquiétant… Obsédant et pénétrant. Sauvage comme le vent du nord. Un de ces livres à traîner sous la couette, irrésistible et envoûtant. […] Magnifiquement raconté, dans une langue précise et élégante, puissante et pénétrante. […] La force du Cercle celtique tient pour une bonne part dans cette sorte de huis clos immense, dans cet art de faire sourdre l’angoisse de la beauté même des paysages. En adéquation parfaite avec la nature ambiguë des périls que doivent affronter les héros. […] A l’instar de son héros, Le Cercle celtique poursuivra ainsi longtemps son lecteur. Comme un rêve de brume et de mystère. (Michel Abescat, Le Monde)
Ce livre a une puissance magique, c’est une quête celtique moderne, une quête intitatique, une grande aventure humaine et maritime. (Veronik Blot, L’Écho de la presse)

Björn Larsson est né en 1953 à Jönköping en Suède. Après avoir vécu aux Etats-Unis, en France et en Irlande, et habité six ans à bord de son bateau à voile, le Rustica, il vit actuellement au Danemark. Björn Larsson a publié cinq romans, deux essais et un recueil de nouvelles. Son œuvre est traduite en quatorze langues et plus de trente traductions ont déjà été publiées,dont plusieurs reprises en éditions de poche. En tout, plus d’un demi million d’exemplaires de ses livres ont été vendus jusqu’aujourd’hui dans divers pays de l’Europe.
A côté d’être écrivain, Björn Larsson est également professeur de français à l’Université de Lund en Suède. En tant que tel,il a publié trois études de linguistique et de critique littéraire.
Le rêve du philologue
Grasset, 2009
Besoin de liberté
Le Seuil, 2006
La véritable histoire d’Inga Andersson
Traduction: Philippe Bouquet
La sagesse de la mer
Traduction: Philippe Bouquet; Grasset, 2002, Le Livre de poche, 2005; Prix de l’Astrolabe-Étonnants voyageurs; Prix des lecteurs Livre & Mer
Traduction: Philippe Bouquet; Grasset, 2001, Le Livre de poche, 2005; Premio Elsa Morante
Le capitaine et les rêves
Traduction: Philippe Bouquet; Grasset, 1999, Le Livre de poche, 2002 ; Prix Médicis étranger; Prix Helbéa; Premio Internazionale della Cultura del Mare
Long John Silver
Traduction: Philippe Bouquet; Grasset, 1998, Le livre de poche, 2000
Le cercle celtique
Traduction: Christine Hammarstrand; Denoël, 1995, Folio policier, 1998; Prix Corail du meilleur livre maritime; Premio Boccaccio Europa
Grasset, 2004; Le livre de poche, 2006
Le mauvais œil
Les lecteurs qui voudront contacter l’auteur peuvent le faire par courriel à l’adresse suivante : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
Invitée d'Honneur du Sixième Festival du Livre en Bretagne de Guérande
Mona Ozouf
Directeur de recherche honoraire au CNRS, ancienne élève de l’École Normale Supérieure de Sèvres ; agrégée de philosophie, Mona Ozouf s’est tournée vers l’histoire. Elle a consacré l’essentiel de son oeuvre à l’histoire de la Révolution française et à l’École républicaine. D’un côté, La fête révolutionnaire, 1789-1799, Gallimard 1976, L’homme régénéré, Gallimard 1989 et surtout la direction, avec François Furet, du Dictionnaire critique de la Révolution française, Fayard 1988. De l’autre, L’École, l’Église et la République, 1871-1914, Armand Colin (collection « Kiosque ») 1963 et L’École et la France, Gallimard 1984. Depuis quelques années, la production de Mona Ozouf, devenue membre éminent du jury du prix Fémina, a pris des orientations plus délibérément littéraires, avec Les mots des femmes, un essai sur la singularité de la place des femmes dans la tradition française, Fayard 1995, un essai sur Henry James et les pouvoirs du roman, La muse démocratique, Calmann-Lévy 1998 ; un essai sur la littérature du XIXème siècle entre Ancien Régime et Révolution, Les Aveux du roman, Fayard 2001. Avec Varennes, la mort de la royauté, Gallimard (collection « Les Journées qui ont fait la France »), 2005, Mona Ozouf confirme à la fois sa maîtrise de l’histoire de la Révolution et son exceptionnel bonheur d’écriture. Son dernier ouvrage paru aux éditions Gallimard en mars 2009 s’intitule Composition Française. Hermine 2009 Le collier de l’Hermine sera remis à Mona Ozouf lors du salon du livre de Guérande les 21 & 22 novembre prochains Composition Française, retour sur une enfance bretonne est son dernier livre publié aux éditions Gallimard.

